Non. La création de toute nouvelle licence IV est interdite selon la fiche F22379 de Service Public Entreprendre. La seule voie est le rachat d'une licence existante, à condition qu'elle n'ait pas été fermée depuis plus de cinq ans, faute de quoi elle est considérée comme supprimée.
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Reprendre une affaire dans le 04 : commerce de village, bar-tabac, atelier artisanal
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Les guides « Reprendre »
Reprendre un commerce en milieu rural dans les Alpes-de-Haute-Provence suppose de lire des comptes marqués par la saisonnalité, de vérifier l'état d'une licence IV si elle existe, et de savoir qui décide quand les murs appartiennent à la commune. Ce guide réunit les règles vérifiées pour repérer une affaire, en lire les comptes et mobiliser l'exonération fiscale liée au zonage France ruralités revitalisation.
Reprendre un commerce en milieu rural dans les Alpes-de-Haute-Provence commence rarement par la recherche d'un local vide. La plupart des affaires disponibles sont des commerces de village déjà en activité, souvent tenus par un commerçant qui approche de la retraite, parfois adossés à des murs appartenant à la commune, parfois assortis d'une licence de débit de boissons dont la valeur dépend de son état administratif. Reprendre, ce n'est donc pas créer : c'est racheter un fonds, un bail ou une gérance, avec son historique comptable, ses stocks, son personnel et, le cas échéant, sa licence IV. Ce guide détaille comment repérer une affaire, lire ses comptes, comprendre le rôle de la commune lorsque les murs lui appartiennent, reprendre un bar-tabac, reprendre un atelier artisanal, et mobiliser l'exonération fiscale liée au zonage France ruralités revitalisation (FRR) quand la reprise y est éligible. Le panorama complet est dans notre guide pour entreprendre dans les Alpes-de-Haute-Provence.
POURQUOI TANT DE COMMERCES DE VILLAGE CHERCHENT REPRENEUR
Le déclin du commerce dans les communes rurales n'est pas une impression. Selon le communiqué de la direction générale des entreprises (DGE) du 26 avril 2024 qui présente le programme de reconquête du commerce rural, plus de 21 000 communes françaises sont aujourd'hui dépourvues de tout commerce, soit 62 % des communes, contre 25 % en 1981. Ce chiffre explique pourquoi l'État a construit un dispositif spécifique, doté de 36 millions d'euros sur trois ans, pour soutenir l'installation d'un commerce sédentaire multiservices dans une commune rurale qui en est privée, ou d'un commerce itinérant dont la tournée dessert plusieurs communes rurales. L'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) a annoncé une nouvelle vague de 55 lauréats le 5 août 2025 : le mouvement se poursuit.
Ce contexte national se lit dans le tissu économique du département. Selon le dossier complet que l'Insee consacre aux Alpes-de-Haute-Provence, publié le 27 août 2026, le commerce, les transports et l'hébergement-restauration ont généré 653 créations d'entreprises en 2025, sur un total départemental de 2 615 créations, dont 78,6 % d'entreprises individuelles. Le commerce, les transports et les services divers représentent 41,1 % des emplois au lieu de travail en 2023, soit 25 855 postes. Dans le même temps, la population vieillit : les 65-79 ans représentent 19,8 % des habitants en 2023 et les 80 ans ou plus 8,1 %, deux parts en hausse par rapport à 2017. Un commerçant âgé qui souhaite cesser son activité, dans une commune où peu d'investisseurs se présentent spontanément, crée mécaniquement une opportunité de reprise : le fonds existe, la clientèle existe, mais le repreneur manque.
Ce vieillissement de la population active locale touche directement les métiers du commerce. Les artisans, commerçants et chefs d'entreprise représentaient 5,1 % de la population de 15 ans ou plus en 2017 comme en 2012, puis 5,4 % en 2023 selon le même dossier Insee, une hausse modeste qui ne compense pas le nombre de départs à venir. C'est dans ce contexte que la reprise, plutôt que la création pure, devient une voie d'entrée fréquente dans l'économie locale : on rachète une clientèle constituée plutôt que de la construire à partir de rien.
REPÉRER UNE AFFAIRE À REPRENDRE
Un commerce de village à reprendre se trouve rarement sur les grandes places de marché généralistes en premier lieu. Trois canaux se complètent dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Les annonces spécialisées recensent des fonds de commerce ruraux avec leur activité, leur localisation et le motif de cession indiqué par le cédant (retraite, besoin de main d'œuvre, projet personnel). Elles permettent une première sélection par type d'activité : bar-restaurant-tabac, boulangerie-épicerie, atelier de menuiserie ou de charpente, salon de coiffure. Lire plusieurs annonces sur une même zone donne une idée du prix de cession pratiqué localement, sans jamais remplacer une vérification indépendante des comptes.
La mairie de la commune concernée est un interlocuteur à solliciter tôt dans la recherche, en particulier lorsque le local commercial appartient à la commune ou que celle-ci a déjà soutenu le commerce par le passé. Le maire connaît généralement la situation du bail, l'état du local et, pour un débit de boissons, si la licence a été exploitée récemment ou si elle dort depuis plusieurs années.
Les chambres consulaires, chambre de commerce et d'industrie (CCI) pour un commerce, chambre de métiers et de l'artisanat pour un atelier artisanal, sont citées ici comme des tiers : elles tiennent des bourses d'opportunités de cession-reprise et peuvent orienter vers un professionnel du chiffre pour l'analyse des comptes. Le Carnet d'Adret n'instruit aucun dossier et ne recommande aucun cabinet en particulier ; il rappelle seulement que cette étape existe et qu'elle est distincte de la négociation du prix.
Une fois une piste identifiée, la question suivante n'est jamais seulement « combien coûte le fonds », mais « que disent les comptes des trois dernières années ».
LIRE LES COMPTES D'UNE AFFAIRE SAISONNIÈRE
Un commerce de village des Alpes-de-Haute-Provence vit rarement au même rythme toute l'année. Entre une haute saison touristique concentrée sur quelques mois et une basse saison où la clientèle locale redevient prépondérante, le chiffre d'affaires d'une affaire saisonnière peut varier fortement d'un mois à l'autre. Lire des comptes sans tenir compte de cette saisonnalité conduit à surestimer la rentabilité réelle, ou à l'inverse à se faire peur avec un mois creux qui ne reflète pas l'année entière.
Le tableau suivant liste les points à vérifier systématiquement avant de signer. Il ne remplace pas l'examen complet des bilans et liasses fiscales par un professionnel du chiffre, mais il cadre les questions à poser au cédant.
| Point à vérifier | Ce qu'il faut demander | Pourquoi c'est déterminant |
|---|---|---|
| Saisonnalité du chiffre d'affaires | Le détail mensuel ou trimestriel du chiffre d'affaires sur trois exercices, pas seulement le total annuel | Un total annuel correct peut masquer une trésorerie tendue plusieurs mois par an |
| Stock | L'état du stock à la date de reprise, son âge et sa rotation réelle | Un stock ancien ou invendable gonfle artificiellement la valeur du fonds proposé |
| Loyer | Le bail en cours, sa durée restante, le montant exact et son indexation | Le loyer est une charge fixe qui ne suit pas la saisonnalité du chiffre d'affaires |
| Licence | Pour un débit de boissons, la catégorie de la licence et la date de dernière exploitation effective | Une licence fermée depuis plus de cinq ans est considérée comme supprimée et ne se transmet plus |
| Personnel | Les contrats en cours, saisonniers ou permanents, leur ancienneté cumulée | Le repreneur hérite des contrats de travail en cours au moment de la reprise |
Pour une épicerie-bar de village, par exemple, un exercice qui réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires entre juin et septembre, avec un besoin en fonds de roulement tendu en avril avant la réouverture de la saison, n'a rien d'anormal : c'est une hypothèse de calcul à vérifier affaire par affaire, pas une règle générale. Ce qui compte est de demander, pour chaque poste du tableau ci-dessus, la pièce justificative correspondante plutôt qu'une simple affirmation du cédant.
MURS COMMUNAUX ET COMMERCE GÉRÉ AVEC LA COMMUNE
Il arrive, dans certains villages du département, que le local du dernier commerce appartienne à la commune elle-même, celle-ci ayant pu en faire l'acquisition pour éviter sa fermeture définitive. L'article L. 2251-3 du Code général des collectivités territoriales encadre cette situation : lorsque l'initiative privée est défaillante ou insuffisante pour assurer la création ou le maintien d'un service nécessaire à la population en milieu rural, la commune peut en confier la création ou la gestion à une association ou à toute autre personne, et accorder des aides, sous réserve d'une convention fixant les obligations du bénéficiaire. La commune peut aussi associer d'autres collectivités à cette intervention par convention.
Ce texte ne permet pas à une commune d'intervenir pour n'importe quel motif. Le principe, rappelé par la documentation des collectivités locales et issu d'une jurisprudence ancienne du Conseil d'État (arrêt du 30 mai 1930, Chambre syndicale du commerce en détail de Nevers), est que l'intervention communale doit être justifiée par la carence de l'initiative privée. Concrètement, pour un repreneur, cela signifie que la convention passée avec la commune fixera des obligations : horaires d'ouverture minimaux, maintien d'une gamme de produits de première nécessité, parfois un loyer encadré en contrepartie. Avant de reprendre une affaire dont les murs sont communaux, il faut donc demander à lire cette convention, pas seulement le bail commercial qui en découle.
Le programme Petites villes de demain, piloté par l'ANCT et lancé en octobre 2020, soutient les communes de moins de 20 000 habitants exerçant des fonctions de centralité, avec 1 646 communes accompagnées à l'échelle nationale ; les projets de redynamisation commerciale qu'il accompagne peuvent, selon les communes, inclure ce type de reprise de murs par la collectivité, suivie d'une mise à disposition d'un commerçant par bail ou convention.
Commerce rural, quelques repères
- Communes sans commerce (2021, France)
- 21 000, soit 62 %
- Part des communes sans commerce en 1981
- 25 %
- Enveloppe du fonds de reconquête du commerce rural
- 36 millions d'euros sur 3 ans
- Aide maximale, commerce sédentaire multiservices
- 80 000 euros
- Aide maximale, commerce itinérant
- 25 000 euros
- Communes soutenues par Petites villes de demain
- 1 646
REPRENDRE UN BAR-TABAC : LA LICENCE IV
Le bar-tabac reste une figure fréquente du commerce de village dans les Alpes-de-Haute-Provence, souvent couplé avec la presse, la restauration ou les jeux. Une activité mixte bar-restaurant-tabac-FDJ, parfois assortie de chambres à louer, correspond à ce que l'on appelle couramment un « multiple rural », un commerce qui regroupe plusieurs services sous un même toit pour atteindre une taille d'activité viable malgré une faible densité de population.
Reprendre ce type d'affaire implique de comprendre le régime des licences de débits de boissons, fixé par le Code de la santé publique (articles L. 3332-1 à L. 3332-17) et détaillé par la fiche F22379 de Service Public Entreprendre. La licence III autorise la vente de boissons jusqu'à 18 degrés (groupe 3). La licence IV autorise en plus les boissons de plus de 18 degrés (groupes 4 et 5). Point central pour un repreneur : la création de toute nouvelle licence IV est interdite. La seule voie d'accès est le rachat d'une licence existante, ce qui donne à cette licence une valeur patrimoniale propre, indépendante du fonds de commerce lui-même.
Trois délais et conditions doivent être vérifiés avant toute signature.
- La mutation, c'est-à-dire le changement de propriétaire ou de gérant d'un débit de boissons, doit être déclarée au moins quinze jours à l'avance (un mois en cas de décès du titulaire précédent). Ce délai de déclaration conditionne la légalité de l'exploitation à la date de reprise.
- Un débit de troisième ou quatrième catégorie fermé depuis plus de cinq ans est considéré comme supprimé : sa licence ne peut plus être transmise. Vérifier la date de dernière exploitation effective de la licence, et pas seulement sa date de délivrance initiale, est donc une étape obligatoire avant d'en négocier le prix.
- Le permis d'exploitation est obtenu après une formation obligatoire et payante. Il s'agit d'une condition personnelle au futur exploitant, qui doit être remplie avant l'ouverture, indépendamment de l'ancienneté de la licence elle-même.
À ces règles s'ajoute une limite liée à la densité : une licence III est interdite dans une commune où les licences III et IV dépassent un débit pour 450 habitants. Dans un petit village, ce seuil peut déjà être atteint, ce qui renforce encore la rareté et la valeur des licences existantes. Pour un débit temporaire lors d'une fête locale ou d'une foire, le maire peut délivrer une autorisation limitée aux boissons jusqu'à 18 degrés ; une association ne peut en obtenir plus de cinq par an.
Autrement dit, reprendre un bar-tabac ne se résume pas à reprendre un fonds de commerce : c'est reprendre une licence dont l'historique administratif, la catégorie et la date de dernière exploitation déterminent si l'opération est même possible.
La licence qui dort depuis trop longtemps
Avant de verser un acompte sur une affaire présentée comme « avec licence IV », demandez la preuve écrite de la dernière exploitation effective du débit de boissons. Une licence de troisième ou quatrième catégorie dont l'exploitation a cessé depuis plus de cinq ans est considérée comme supprimée : elle ne vaut plus rien et ne peut pas être rachetée pour servir une nouvelle activité. Ce point se vérifie avant la négociation du prix, pas après.
REPRISE D'UN ATELIER ARTISANAL
La reprise d'une entreprise artisanale, menuiserie, charpente, mécanique, coiffure ou tout autre métier manuel, obéit à une logique différente de celle d'un commerce de vente. Trois éléments méritent d'être examinés avant de reprendre un atelier dans les Alpes-de-Haute-Provence.
La qualification professionnelle vient en premier. Certains métiers artisanaux restent soumis à une obligation de qualification ou d'expérience pour pouvoir exercer sous l'enseigne de l'artisan, indépendamment de la forme juridique retenue pour l'exploitation. Vérifier auprès de la chambre de métiers et de l'artisanat, citée ici comme tiers, si le métier visé est concerné, et si le diplôme ou l'expérience du repreneur suffit, évite une mauvaise surprise après la signature.
La clientèle vient ensuite. À la différence d'un commerce de passage, un atelier artisanal rural vit souvent d'une clientèle fidélisée sur plusieurs années, construite par le cédant au fil des chantiers ou des prestations. Reprendre l'atelier sans reprendre la relation avec cette clientèle, par exemple si le cédant continue de travailler en parallèle sous un autre statut, prive le repreneur d'une partie de la valeur qu'il a payée. Une clause de non-concurrence limitée dans le temps et dans l'espace, discutée avec un professionnel du droit, encadre généralement ce risque.
Le local, enfin, conditionne souvent la poursuite de l'activité plus que pour un commerce classique : un atelier de menuiserie ou de charpente suppose un espace de stockage et de travail, parfois des autorisations d'urbanisme spécifiques si des machines bruyantes ou des stockages de matières sont en cause. La continuité du bail ou, le cas échéant, le transfert des autorisations d'exploitation doit être vérifiée avant la reprise, en lien avec la mairie pour tout ce qui relève des règles locales d'urbanisme.
L'EXONÉRATION FISCALE FRR EN CAS DE REPRISE
Depuis le 1er juillet 2024, le zonage France ruralités revitalisation (FRR) a remplacé les zones de revitalisation rurale (ZRR), avec un objectif annoncé de renforcer l'attractivité des territoires ruraux vulnérables. Selon la fiche F31139 de Service Public Entreprendre, l'exonération d'impôt sur les bénéfices s'applique à la reprise d'entreprise au même titre qu'à la création : il s'agit de l'opération par laquelle la direction effective d'une entreprise existante est reprise avec la volonté de maintenir son activité, la date de reprise correspondant au moment où le changement de direction intervient de façon effective.
Pour qu'une reprise dans le 04 ouvre droit à cette exonération, plusieurs conditions cumulatives doivent être remplies.
| Condition | Contenu |
|---|---|
| Zone | La commune doit être classée en FRR (liste fixée par l'arrêté du 19 juin 2024) ou bénéficier des effets du classement |
| Période de reprise | Reprise réalisée entre le 1er juillet 2024 et le 31 décembre 2029 |
| Activité | Industrielle, commerciale, artisanale ou libérale (l'agricole est exclue de cette exonération) |
| Effectif | Moins de 11 salariés |
| Régime fiscal | Régime réel d'imposition, normal ou simplifié, obligatoire pour une activité commerciale ou artisanale |
| Implantation | Direction effective, activité et moyens d'exploitation situés dans la zone ; au-delà de 25 % de chiffre d'affaires réalisé hors zone, l'exonération s'applique au prorata |
Lorsque ces conditions sont remplies, l'exonération d'impôt sur les bénéfices est totale pendant cinq ans, puis dégressive : les bénéfices sont imposés à 25 % la sixième année, 50 % la septième, 75 % la huitième, avant retour au régime de droit commun. Le plafond européen dit « de minimis » s'applique, fixé à 300 000 euros sur trois exercices glissants. Une exonération de cotisation foncière des entreprises (CFE) et de taxe foncière sur les propriétés bâties peut s'ajouter, mais seulement si la commune a délibéré en ce sens avant le 1er octobre de l'année N, pour un effet au 1er janvier de l'année N+1 : ce volet dépend donc entièrement d'une décision du conseil municipal, et pas de la loi seule.
Un point mérite une attention particulière pour qui reprend une affaire familiale : l'exonération fiscale FRR exclut, par principe, les reprises d'activité ou d'entreprise réalisées au sein du cercle familial. La fiche F31139 précise toutefois une exception : la première opération de reprise au profit des descendants du cédant de l'entreprise peut, elle, bénéficier de l'exonération fiscale. En pratique, un enfant qui reprend pour la première fois le commerce de ses parents peut donc y prétendre, mais une reprise ultérieure au sein de la même famille, ou une simple transformation de la forme sociale d'une entreprise déjà détenue par le même foyer, en est exclue.
Exonération FRR à la reprise
- Début des exonérations
- 1er juillet 2024
- Fin de période d'éligibilité
- 31 décembre 2029
- Durée d'exonération totale
- 5 ans
- Effectif maximal
- moins de 11 salariés
- Plafond de minimis
- 300 000 euros sur 3 exercices
Reprendre une affaire dans le 04 revient donc à croiser trois niveaux de règles : celles qui s'appliquent à tout fonds de commerce (bail, stock, personnel), celles qui sont propres à l'activité reprise (licence IV pour un bar-tabac, qualification pour un atelier artisanal), et celles qui dépendent de la commune ou du zonage (convention sur des murs communaux, exonération FRR). Aucune de ces trois couches ne remplace les autres : une affaire éligible à l'exonération fiscale peut très bien porter une licence périmée, et une convention communale favorable ne dispense pas de lire les comptes des trois derniers exercices. La reprise la plus solide est celle qui a été vérifiée à chacun de ces niveaux, pas seulement sur le prix affiché dans l'annonce.
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA REPRISE EN MILIEU RURAL
RÉFÉRENCES CITÉES
- >Programme de reconquête du commerce rural, Direction générale des entreprises
- >Reconquête commerciale, Agence nationale de la cohésion des territoires
- >Petites villes de demain, Agence nationale de la cohésion des territoires
- >Débits de boissons : ouverture, mutation et vente, Service Public Entreprendre
- >Zones France ruralités revitalisation : exonérations fiscales, Service Public Entreprendre
- >Mise en place du zonage France Ruralités Revitalisation, Service Public Entreprendre
- >Article L. 2251-3 du Code général des collectivités territoriales, Légifrance
- >Dossier complet, Département des Alpes-de-Haute-Provence, Insee

Par Héloïse Rambertin, rédactrice du Carnet d'Adret. Installée à Forcalquier, elle a tenu une épicerie-buvette saisonnière en vallée de l'Ubaye avant de suivre, côté collectivité, les dossiers de commerces et de locaux vacants. Elle écrit des guides concrets sur l'activité économique du 04.
