Carnet d'Adret · Entreprendre dans les Alpes-de-Haute-Provence

Vivre de son activité toute l'année dans le 04 : saisonnalité, pluriactivité, hébergement

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Les guides « Toute l'année »

Vivre du travail saisonnier dans les Alpes-de-Haute-Provence suppose d'anticiper les mois creux, de recruter en contrat saisonnier et souvent de combiner plusieurs activités. Ce guide réunit les règles sur la trésorerie, le logement des saisonniers, la pluriactivité et l'hébergement touristique.

Vivre toute l'année d'une activité dans les Alpes-de-Haute-Provence demande d'organiser trois choses en même temps : une trésorerie capable de traverser les mois creux, un recrutement conforme pour les saisonniers quand l'activité l'exige, et souvent une deuxième source de revenu, qu'il s'agisse d'une pluriactivité, d'un hébergement touristique ou de la vente de plantes aromatiques et médicinales en dehors de la haute saison. Le département comptait 168 054 habitants en 2023, selon le dossier complet de l'Insee consacré aux Alpes-de-Haute-Provence, qui montre aussi un parc de logements marqué par les résidences secondaires (détail plus bas) : un signe d'un territoire où une part importante de l'économie locale dépend de la présence saisonnière de la population, et où les commerces, les hébergements et les prestataires de loisirs vivent un rythme d'activité très inégal selon les mois. Ce guide détaille les règles qui permettent de traverser ce rythme sans rupture de trésorerie ni erreur de droit du travail. Le panorama complet est dans notre guide pour entreprendre dans les Alpes-de-Haute-Provence.

LE POIDS DE LA SAISON DANS LE 04

Le dossier complet de l'Insee sur le département (paru le 27 août 2026) donne une image précise du poids du tourisme résidentiel : 30,4 % des logements du département, soit 40 577 logements, sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels en 2023. À cela s'ajoutent 8,0 % de logements vacants, soit 10 716 logements : résidences secondaires et logements vacants réunis, c'est donc près de 38 % du parc de logements du département qui n'est pas occupé à titre de résidence principale à l'année, ce qui rythme fortement la fréquentation des commerces, des restaurants et des prestataires de loisirs selon les vacances scolaires et les saisons touristiques.

Sur le plan de l'emploi, le commerce, les transports et les services divers représentent 41,1 % des emplois au lieu de travail en 2023, soit 25 855 emplois, la part la plus importante parmi les grands secteurs du département. L'agriculture pèse 5,3 % des emplois (3 333 postes), un secteur directement concerné par les travaux saisonniers liés aux récoltes et aux plantes à parfum, aromatiques et médicinales. Le taux de chômage des 15-64 ans au sens du recensement atteint 10,9 % en 2023, contre 14,6 % en 2017. Ce chiffre ne permet pas d'isoler la part propre à l'activité saisonnière, mais celle-ci reste l'un des traits du marché du travail local : elle occupe une main-d'œuvre sur des périodes limitées, sans toujours déboucher sur un emploi permanent.

En 2025, 2 615 entreprises ont été créées dans le département selon l'Insee, dont 653 dans le commerce, les transports, l'hébergement et la restauration, c'est-à-dire les secteurs les plus directement exposés à la saisonnalité. Cette proportion, environ un quart des créations de l'année, montre qu'une part notable des créations récentes se fait dans des activités où le chiffre d'affaires varie fortement d'un mois à l'autre, ce qui rend la gestion de trésorerie et le choix du statut d'autant plus déterminants.

IndicateurValeur (Insee, RP 2023, dossier complet DEP-04)
Résidences secondaires et logements occasionnels30,4 % du parc, soit 40 577 logements
Logements vacants8,0 % du parc, soit 10 716 logements
Emplois dans commerce, transports, services divers41,1 % des emplois au lieu de travail (25 855 postes)
Emplois dans l'agriculture5,3 % des emplois (3 333 postes)
Créations d'entreprises dans commerce, transports, hébergement, restauration (2025)653 créations

Ce poids de la saison a une conséquence directe sur la gestion d'une activité : il faut construire un budget qui tient compte des mois où la fréquentation chute, et non se contenter d'un calcul annuel moyen qui masquerait des trous de trésorerie réels pendant l'intersaison.

TRÉSORERIE D'UNE ACTIVITÉ SAISONNIÈRE

Une activité saisonnière encaisse l'essentiel de son chiffre d'affaires sur quelques mois, mais continue de supporter des charges fixes toute l'année : loyer ou charges de copropriété du local, assurances professionnelles, abonnements, remboursement d'un éventuel emprunt, cotisations sociales minimales dues même sans revenu, et parfois frais d'entretien d'un matériel saisonnier (matériel de distillation pour les plantes aromatiques, équipement de location touristique). La difficulté n'est pas le niveau du chiffre d'affaires annuel, mais sa répartition dans le temps : un exercice équilibré sur l'année peut masquer plusieurs mois consécutifs de trésorerie négative si aucune réserve n'a été constituée pendant la haute saison.

La méthode la plus simple consiste à établir, pour chaque mois de l'année, le niveau d'activité attendu (haute saison, intersaison, basse saison) en face des charges qui continuent de courir, puis à vérifier que la trésorerie accumulée pendant les mois forts couvre les mois faibles. Ce travail doit être fait avant la saison, pas pendant, et révisé chaque année selon les résultats réels.

Période de l'annéeNiveau d'activité typique dans le 04Charges qui continuent de courir
Haute saison (été ou hiver selon l'activité)Fort : fréquentation touristique maximale, ventes et nuitées concentréesCharges variables liées à l'activité (approvisionnement, personnel saisonnier) en plus des charges fixes
Intersaison (fin de printemps, début d'automne)Moyen à faible selon la zone (montagne, Verdon, vallées)Loyer, assurances, abonnements, cotisations sociales minimales
Basse saison (hiver en dehors des stations, ou été hors zones touristiques)Faible, parfois nul pour une activité strictement touristiqueMêmes charges fixes, sans recette compensatoire si l'activité n'est pas diversifiée

Prenons l'hypothèse d'une activité d'hébergement touristique installée dans une commune rurale du département : si l'essentiel de ses nuitées se concentre sur deux à trois mois, la trésorerie constituée pendant cette période doit permettre de couvrir les charges fixes des mois restants, sans attendre la saison suivante pour les régler. C'est précisément ce calendrier qui justifie, pour beaucoup d'exploitants du 04, le choix d'une deuxième activité en dehors de la haute saison : vente de produits du terroir, transformation de plantes aromatiques, ou location meublée toute l'année en complément d'un hébergement classé.

RECRUTER DES SAISONNIERS

Lorsque l'activité a besoin de main-d'œuvre sur une période limitée, le contrat de travail adapté est le contrat à durée déterminée (CDD) saisonnier. Sa durée maximale correspond à la durée de la saison elle-même : contrairement au CDD de droit commun, plafonné à 18 mois dans le cas général, le CDD saisonnier n'a pas de durée maximale fixe en valeur absolue, mais doit correspondre à des tâches appelées à se répéter chaque année selon un rythme fixé par les saisons ou les modes de vie collectifs. Autre particularité : il n'existe pas de délai de carence entre deux contrats saisonniers successifs, ce qui permet à un employeur de réembaucher un même salarié d'une saison à l'autre sans attendre.

L'article L. 1244-2 du Code du travail autorise l'insertion d'une clause de reconduction pour la saison suivante dans le contrat saisonnier. Cette clause n'est pas automatique : elle doit être prévue explicitement, et son existence ne transforme pas le contrat en CDI. Le même article précise que les durées des contrats saisonniers successifs accomplis dans une même entreprise se cumulent pour le calcul de l'ancienneté du salarié, ce qui a une incidence sur certains droits liés à l'ancienneté (progression salariale conventionnelle, priorité de réembauche selon les accords de branche).

L'article L. 1244-2-2, issu de l'ordonnance n° 2017-647 du 27 avril 2017, va plus loin dans les branches où l'emploi saisonnier est particulièrement développé : un salarié ayant effectué au moins deux mêmes saisons dans l'entreprise sur deux années consécutives bénéficie d'un droit à la reconduction de son contrat, si un emploi saisonnier compatible avec sa qualification est à pourvoir. Ce droit dépend donc de l'existence d'un accord de branche identifiant les secteurs concernés, et de la disponibilité réelle d'un poste compatible.

Point souvent mal connu des employeurs comme des salariés : l'indemnité de fin de contrat, parfois appelée prime de précarité, n'est pas due à l'issue d'un contrat saisonnier, sauf si une convention collective ou un accord collectif de la branche en prévoit le versement. C'est une différence majeure avec le CDD de droit commun, où cette indemnité est en principe due. Avant de budgéter le coût d'une saison, il faut donc vérifier la convention collective applicable à l'activité : hôtellerie-restauration, agriculture, remontées mécaniques, et d'autres branches ont des règles propres qu'un contrat type trouvé en ligne ne reflète pas forcément.

Clause de reconduction et indemnité de fin de contrat

Une clause de reconduction pour la saison suivante n'engage que ce qui est écrit dans le contrat : elle doit être rédigée avec soin, car elle crée une attente juridique pour le salarié. À l'inverse, ne pas verser d'indemnité de fin de contrat à un saisonnier n'est pas une omission si aucune convention collective ne l'impose : c'est la règle de principe. Il convient de toujours vérifier la convention collective applicable avant de conclure qu'aucune indemnité n'est due.

LOGER SES SAISONNIERS

Dans un département où le marché locatif se tend en haute saison, notamment dans les secteurs les plus touristiques, le logement du saisonnier devient souvent une condition pratique de l'embauche. Lorsqu'un employeur met un logement à disposition d'un salarié saisonnier, ce logement peut constituer un avantage en nature ou faire l'objet d'une convention distincte entre les deux parties : dans les deux cas, les modalités doivent être précisées par écrit (durée de mise à disposition, état du logement, conditions de restitution en fin de saison), pour éviter toute confusion entre le contrat de travail et l'occupation du logement.

Si le logement proposé est lui-même un meublé de tourisme classé ou non classé, les règles de déclaration décrites plus bas s'appliquent de la même façon, qu'il soit loué à un touriste de passage ou mis à disposition d'un salarié saisonnier à titre d'hébergement professionnel : c'est la destination touristique du bien au sens du Code du tourisme qui déclenche l'obligation, pas la qualité de l'occupant. En dehors de ce cas, le logement de fonction d'un saisonnier relève du droit du travail et du droit commun du logement, et toute question sur les charges, l'état des lieux ou la durée d'occupation doit être tranchée au contrat, avec, en cas de doute, le recours à un professionnel du droit.

Pour les exploitants agricoles et les activités liées aux plantes à parfum, aromatiques et médicinales qui emploient des équipes saisonnières pendant la récolte, la question du logement se pose dans les mêmes termes : un hébergement mis à disposition pendant la période de récolte n'exonère pas de rédiger les modalités par écrit, ni de respecter les règles de sécurité et de salubrité applicables à tout logement occupé, qu'il soit fixe ou temporaire (mobil-home, structure démontable).

LA PLURIACTIVITÉ DANS LE 04

Combiner deux activités, par exemple une exploitation agricole et une activité commerciale ou touristique, est une réponse fréquente à la saisonnalité du département : l'une occupe les mois où l'autre est au repos. Cette situation, appelée pluriactivité, pose une question centrale avant toute autre : à quel régime de protection sociale la personne est-elle affiliée pour chacune de ses activités, et laquelle est son activité principale au regard de la sécurité sociale.

Deux interlocuteurs sont concernés selon la nature des activités exercées : la Mutualité sociale agricole (MSA) pour toute activité agricole, y compris la production et la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales lorsqu'elle relève du régime agricole, et l'Urssaf pour les activités indépendantes non agricoles, notamment commerciales, artisanales ou libérales. Les règles précises de détermination de l'activité principale et d'affiliation en cas de pluriactivité dépendent de la situation individuelle (temps consacré à chaque activité, revenus respectifs, nature exacte des deux activités) : elles doivent être vérifiées directement auprès de la MSA ou de l'Urssaf avant de s'engager, plutôt que déduites d'un cas général. Ce guide ne tranche pas cette question à la place de ces organismes, qui restent les seuls compétents pour qualifier une situation de pluriactivité donnée.

Dans la pratique du département, la pluriactivité concerne fréquemment des profils qui associent une activité agricole saisonnière (récolte, transformation de plantes aromatiques et médicinales) à une activité d'accueil touristique (location de meublé, chambre d'hôtes) exercée en dehors des périodes de travaux agricoles. Cette combinaison répond directement au constat du poids de la saison dans l'économie locale : elle permet de répartir les revenus sur l'année plutôt que de les concentrer sur deux ou trois mois.

HÉBERGEMENT TOURISTIQUE : MEUBLÉ, GÎTE, CHAMBRE D'HÔTES, TAXE DE SÉJOUR

La location d'un meublé de tourisme obéit à une règle simple posée par l'article L. 324-1-1 du Code du tourisme : toute personne qui offre à la location un meublé de tourisme doit en faire la déclaration préalable, sauf lorsque le logement constitue la résidence principale du loueur, cas dans lequel la déclaration en mairie n'est pas obligatoire selon le régime du cerfa 14004*04. Pour une résidence secondaire ou un bien dédié à la location touristique, la déclaration reste donc requise.

Un changement important s'applique depuis la version en vigueur de l'article L. 324-1-1 au 20 mai 2026 : la déclaration est désormais soumise à enregistrement auprès d'un téléservice national. Ce téléservice délivre un numéro de déclaration, qui est mis à la disposition de la commune et de l'intercommunalité compétente en matière de tourisme. Toute modification de la situation du meublé doit faire l'objet d'une mise à jour, et le renouvellement de la déclaration intervient à l'expiration d'un délai fixé par décret. Selon la commune, la procédure peut encore passer par un cerfa papier déposé en mairie ou directement par le téléservice national : il est nécessaire de se renseigner auprès de la mairie du lieu de situation du bien pour connaître la procédure effectivement appliquée localement.

Le gîte rural et la chambre d'hôtes sont deux autres formes d'hébergement touristique fréquentes dans le département, chacune avec ses propres usages de classement et d'appellation, encadrés par des référentiels professionnels et, pour la chambre d'hôtes, par des règles de capacité propres à ce statut. Dans tous les cas, l'exploitant reste soumis, comme pour le meublé de tourisme, à l'obligation de déclaration en mairie lorsqu'elle s'applique, et à la taxe de séjour, instituée par délibération de la commune ou de l'intercommunalité compétente, qui en fixe le tarif et les modalités de collecte. C'est la collectivité locale qui décide d'instituer ou non cette taxe et d'en arrêter le barème pour son territoire : il faut donc vérifier la délibération applicable à la commune concernée plutôt que de se référer à un tarif national unique.

Forme d'hébergementDéclarationQui décide des modalités locales
Meublé de tourisme (résidence secondaire ou bien dédié)Déclaration préalable obligatoire, enregistrée depuis le 20 mai 2026 via le téléservice national (numéro de déclaration)Commune et intercommunalité compétente en tourisme, qui reçoivent le numéro
Meublé de tourisme en résidence principaleDéclaration en mairie non obligatoire selon le régime du cerfa 14004*04Mairie, à titre d'information locale
Gîte, chambre d'hôtesDéclaration en mairie lorsqu'elle s'applique, classement selon référentiel professionnelMairie pour la déclaration, commune ou intercommunalité pour la taxe de séjour

Repères hébergement et saisonnalité

Téléservice national meublés de tourisme
en vigueur depuis le 20 mai 2026
Résidences secondaires et logements occasionnels (04, 2023)
30,4 % du parc
Logements vacants (04, 2023)
8,0 % du parc
Durée maximale d'un CDD de droit commun (pour comparaison)
18 mois
Taux de chômage 15-64 ans (04, 2023)
10,9 %

PLANTES À PARFUM, AROMATIQUES ET MÉDICINALES, PRODUITS DU TERROIR

La production et la transformation de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (lavande, lavandin, plantes à tisane) suivent elles aussi un calendrier marqué par la récolte et la distillation, concentrées sur une partie de l'année. Pour éviter que cette activité ne connaisse les mêmes trous de trésorerie qu'un hébergement purement saisonnier, l'enjeu est d'étaler les ventes plutôt que la production : vente directe à la propriété, marchés de producteurs, vente en ligne de produits transformés (huiles essentielles, sachets, savons), ou encore vente à des intermédiaires qui lissent les commandes sur l'année plutôt que de tout écouler en sortie de récolte.

Les produits du terroir plus largement, qu'ils soient issus de l'agriculture, de l'apiculture ou de la transformation artisanale, bénéficient de la même logique : une activité de transformation ou de conditionnement qui peut se dérouler en dehors de la période de récolte permet de maintenir un chiffre d'affaires et une activité salariée hors saison, ce qui limite le recours au seul contrat saisonnier pour l'ensemble de l'équipe. Cette diversification du calendrier de vente est l'un des leviers les plus concrets pour faire correspondre les charges fixes évoquées plus haut avec des recettes réparties sur l'année, plutôt que concentrées sur les deux ou trois mois de récolte et de haute saison touristique.

QUESTIONS FRÉQUENTES

  • Non, pas automatiquement. L'article L. 1244-2 du Code du travail permet d'insérer une clause de reconduction pour la saison suivante, mais elle doit être prévue explicitement dans le contrat. Dans les branches où l'emploi saisonnier est particulièrement développé, l'article L. 1244-2-2 crée en outre un droit à la reconduction pour un salarié ayant accompli deux mêmes saisons consécutives, si un poste compatible est à pourvoir.

  • En principe non : l'indemnité de fin de contrat n'est pas due à l'issue d'un contrat saisonnier, sauf disposition contraire d'une convention collective ou d'un accord collectif. Mieux vaut vérifier la convention collective applicable à l'activité avant de conclure.

  • Oui, dès lors que le logement n'est pas la résidence principale du loueur. La déclaration préalable prévue par l'article L. 324-1-1 du Code du tourisme s'applique quelle que soit la durée de location, et elle est désormais enregistrée via le téléservice national depuis le 20 mai 2026, qui délivre un numéro transmis à la commune et à l'intercommunalité.

  • La taxe de séjour est instituée par délibération de la commune ou de l'intercommunalité compétente en matière de tourisme, qui en fixe également le tarif et les modalités de collecte. Il n'existe pas de tarif national unique : il faut se référer à la délibération propre à la commune où se situe l'hébergement.

  • C'est une situation fréquente, appelée pluriactivité. Elle implique de déterminer l'affiliation sociale applicable à chaque activité auprès de la MSA pour la partie agricole et de l'Urssaf pour la partie indépendante non agricole. Les règles précises d'affiliation dépendent de la situation individuelle et doivent être vérifiées directement auprès de ces deux organismes.

POUR VÉRIFIER CES RÈGLES À LA SOURCE

Héloïse Rambertin

Par Héloïse Rambertin, rédactrice du Carnet d'Adret. Installée à Forcalquier, elle a tenu une épicerie-buvette saisonnière en vallée de l'Ubaye avant de suivre, côté collectivité, les dossiers de commerces et de locaux vacants. Elle écrit des guides concrets sur l'activité économique du 04.